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             Fabienne

 
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     Artistique 

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  Sylvie Toïgo             
zabonic1.jpg                Zabo

  

 

 




Vendredi 13 juin 2008

OYE! OYE bonnes gens qui nous soutiennent !




"Le petit manège de Nicolo" se jouera
 le samedi 14 novembre 2009 à 20h30
au Théâtre Ducourneau à Agen.

Le documentaire "Ecrire dit-elle" de Zabo et Catherine Filliol, sur l'atelier d'écriture, vient d'être sélectionné pour La Biennale du film d'action sociale de Montrouge

C'est avec joie et enthousiasme que nous vous souhaitons à tous un trés beau Noël et une année 2009 sous le signe de la création et du désir.


Prochaine réunion
Lundi 19 janvier 20h30
Salle annexe du centre social de Montanou



Venez nous rejoindre nombreux dans cette aventure, vos conseils et vos idées nous seront trés précieux. 



 Lettre de Paul Falzon, président de l'association "Les mots en l'air"


  De la mise en mots des scènes à la mise en scène des mots 


Après la lecture du livret du "Petit Manège de Nicolo" par les acteurs du Théâtre du Jour, un soir de printemps 2006, les auteurs ont compris qu'ils venaient de passer 5 ans à créer une oeuvre théatrale et musicale de qualité et qui méritait d'être donnée en spectacle.

    Une autre partie allait désormais se jouer, plus difficile, plus technique, mais il fallait en passer par là pour que le rêve devienne réalité. Alors, ils ont appelé ceux avec qui ils voulaient partager cette aventure. Familles et proches furent mobilisés et c'est ainsi que l'association "Les Mots en l'Air" est née en septembre 2006.

    Statuts déposés, règlement intérieur rédigé, les choses sérieuses pouvaient commencer. Mais il ne fallait pas faire n'importe quoi. Le texte était de qualité (et ce n'est pas seulement les auteurs qui le disent) et il était issu d'un atelier d'écriture créé par le centre social de Montanou. Les auteurs voulaient que l'on tienne compte de ces deux éléments pour que le spectacle se crée :

             1) L'équipe artistique (metteur en scène, créateurs décors, costumes, son et lumière, acteurs, musiciens) doit être composée de professionnels reconnus travaillant dans la région.

              2) Les décors, les costumes, la sonorisation et les lumières doivent être réalisés, sous la direction des créateurs, par des structures locales soit d'insertion soit d'apprentissage (lycées professionnels).

               3) La première représentation du spectacle se fera à Agen

    Après 2 ans d'existence, les choses avancent. Nous avons la chance de pouvoir compter sur des personnes qui nous aident dans la recherche de financements, le montage des dossiers, le contact avec les élus ou les responsables de services utiles et compétents.

    D'ores et déjà, il nous est possible de vous annoncer que le Théâtre d'Agen sera notre partenaire et assurera la première du spectacle et que nous bénéficions du label "Politique de la Ville".

    Donner une date précise de la première serait prématuré. Mais dès que nous le saurons, vous le saurez.



Paul FALZON






 


 

Par Les mots en l'air
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Lundi 24 mars 2008


"Le petit manège de Nicolo"  

 

Milieu des années 60.  Soir de clôture chez les forains.

Mais ce n'est pas un soir ordinaire: une fête est prévue. Nicolo, le « patron du manège », tire sa révérence .

Autour de lui, le plus ancien, le chef naturel, peu bavard et un peu craint, gravitent les autres forains, qui « tournent » ensemble depuis des années : Irma, la diseuse de bonne aventure, José , la pêche aux canards , et ses deux jumelles, Gloria et Titan, respectivement la marchande de chichis et l' « homme fort » et leur fils Jacquot.

 

Des compagnons de vie.

Alors la fête, oui, avec des surprises, des chansons, des danses, mais aussi les interrogations de chacun: comment faire sans Nicolo ? Qui va reprendre le manège ? Pourquoi Nicolo ne m'a-t-il rien dit ? Comment tourner une page ? Comment lui dire, après tant de temps ?

Au cours de la soirée, des évocations du passé qui éclairent des zones d'ombre, des silences, et la nature des liens tissés au fil des ans entre ces personnages.

Et toujours la musique, aussi plurielle que nos forains, et un choeur qui personnifie le manège , spectateur privilégié et fidèle de cette communauté humaine.

Un divertissement autour du voyage, de la transmission, de la solidarité, et des rêves que chacun, petit ou grand , fait de sa vie à venir.

                                                                                  Noëlle


Trois chansons extraites du spectacle

Par Les mots en l'air
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Vendredi 21 mars 2008

Tout a commencé en 2000, par des échanges enrichissants entre une troupe de comédiens et de musiciens professionnels et des habitants d’un quartier dit « sensible » à la périphérie de la ville d’Agen « Montanou ». Le metteur en scène sollicitait les professionnels du centre social de Montanou pour rencontrer des enfants de la cité et une femme de culture berbère pour participer au spectacle berbère qu’il créait. Les enfants devaient chanter et la dame confectionner des pâtisseries pendant le spectacle (sur scène). Les artistes, en majorité européenne, avaient appris la langue pour chanter et dire des textes berbères.

 

Ce spectacle se jouait donc au festival de théâtre d’Agen avec la participation des personnes de la cité de Montanou. Pour les remercier, le metteur en scène, les comédiens et les musiciens acceptaient de jouer le spectacle au centre social de Montanou. Ils venaient dans un esprit de rencontres, ouvraient les répétitions aux personnes qui souhaitaient y assister dans le respect du travail, partageaient les repas avec les habitants et les professionnels organisateurs.

Pour la soirée, les habitants préparaient leurs meilleures pâtisseries orientales, le traditionnel thé à la menthe et réservaient un accueil chaleureux et convivial au public venu nombreux de la ville, de l’Agglomération et du quartier lui-même.

 

La qualité très professionnelle de la prestation et l’ambiance respectueuse, gaie et chaleureuse firent de cette soirée un moment exceptionnel. Les personnes restaient après le spectacle pour échanger avec les artistes, les habitants, … : Le quartier dit « sensible » devenait un espace de rencontres, de beauté et de plaisir partagé dans le respect de tous.

 

Enthousiastes, certains habitants sollicitaient les professionnels du centre social pour les aider à créer une activité autour de la musique, ouverte à l’ensemble de la ville. Ils avaient envie de rencontrer, de s’exprimer, d’échanger. Cette expérience leur avait prouvé que c’était possible et que la musique pouvait être un support intéressant.

Zabo, artiste (compositeur et musicienne) était l’accordéoniste du spectacle berbère. Elle faisait également part, à la suite de la soirée, de son désir de rencontrer les habitants de ce quartier. Elle ressentait « un potentiel créateur » dans cet environnement qu’elle avait envie de découvrir.

 

Une des missions premières d’un centre social est de favoriser l’émergence des désirs et projets des habitants des territoires et de tisser des liens sociaux les plus larges possibles. Les professionnels proposaient donc de mettre en relation les habitants et l’artiste pour créer un atelier de création artistique, ouvert à tous les agenais. Ce projet était validé et financé par la ville et le contrat de ville. Ainsi, deux heures par semaine des personnes issues du quartier, de la ville, de l’agglomération se réunissaient à Montanou pour s’évader dans un imaginaire partagé et construire un livret. Ce travail s’effectuait pendant cinq ans sous la direction artistique de Zabo. Une animatrice du centre social, Sylvie Toïgo était garante des objectifs du centre social et veillait à ce que chacun puisse prendre sa place au sein du groupe.


 


Grâce à ce projet, Montanou devenait pour certains agenais un quartier ressources et pour ses habitants un lieu d’expression, de reconnaissance et de rencontres   

 


Archive 2001,cliquez ICI

 

Par Les mots en l'air
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Lundi 18 février 2008

 

Cet atelier d'écriture m'a beaucoup apporté, j'ai vécu des moments extraordinaires... De plus chaque personne avait sa place, nous avons écris ensemble et créé une oeuvre collective.

Chaque mot était important et validé par tout le groupe, une ambiance saine, belle et constructive...

 

                                                                                                          Hafida

 

 

Au début, dans cet atelier d'écriture, il y eut un verbe, le verbe "partager". Une amie m'avait invitée à découvrir ce groupe, qui venait
de se former  dans le quartier de Montanou.  Il n'était question que de cela, de partage: Zabo partageait avec nous sa science musicale, Sylvie sa chaleur et son goût pour les mots, et tous les participants leur culture, leur histoire, et surtout leur grande ignorance de la "chose"  artistique.
Quel était le but de cet atelier ? Simplement offrir à chacun l'idée que la création était de l'ordre du possible, de son possible,à portée. Faire tomber nos défenses, nos résistances, nos a priori, pour s'autoriser à oser penser que nous étions nous aussi capables d'écrire des mots, de la musique, des chansons, des histoires, d'inventer .

Au fil de nos rencontres du jeudi soir, nous avons apprivoisé les notes, le chant, les rythmes, les rimes, et même des instruments apportés par certains du groupe. Et surtout nous nous sommes apprivoisés, donc fait confiance, ce qui a permis de libérer une parole authentique. Et ce qui est parfois difficile d'accepter ailleurs :  supporter les critiques, les doutes, les ratures,  revenir cent fois sur un texte, une phrase musicale, une idée, bref écouter l'autre dans sa différence a été très rapidement un fonctionnement d'évidence, fluide et sans heurts. Tous les éléments d'une belle aventure étaient là : le partage, la confiance, la liberté, la tolérance, le respect et bientôt l'amitié.  Qu'allait-on en faire ?

Un soir, Henri nous parla d'un vieux manège qu'il avait dans son garage et l'idée d'écrire autour d'un manège, du monde des forains prit vite forme . Les premiers personnages  surgirent, nous les nommèrent : d'abord Nicolo , l'ancien , le patron du manège, puis vinrent Irma, Gloria, Titan, José, Jacquot et d'autres encore... Comme nous, ils prirentprogressivement leur place et s'organisèrent autour d'une grande interrogation, fil rouge du récit : qui allait reprendre le manège de Nicolo à son départ ? Puis le groupe des "jeunes" (l' autre atelier d'écriture  réservé à de jeunes plumes) nous apporta d'autres personnages, d'autres univers...
A chacun des personnages nous avons inventé un passé, un langage, une âme, et une chanson... Ceci nous a amenés à explorer des parcours différents, des documents d'époque, à appréhender des styles musicaux variés, de la ballade à la "chanson réaliste", avec des mélodies évoquant l'Algérie, l'Espagne, les tziganes, aboutissant à un puzzle multicolore et joyeux.
Nous y avons mis  beaucoup de nous, de  nos rêves, de nos émotions, de nos souvenirs, qu'il nous a été agréable de partager là encore. N ous y avons mis beaucoup, nous avons beaucoup reçu. Le groupe a évolué, se composant et se recomposant sans cesse au gré des trajectoires personnelles, déménagements, maternités,  maladies, retours, mais a gardé intacts sa cohésion , son exigence de qualité et son désir de progresser. Chaque jeudi soir amenait des retrouvailles et un grand plaisir de se réchauffer ensemble au feu de l'enthousiasme toujours vivace de Zabo et Sylvie.

Et puis il y eut un dernier jeudi, "Le Petit Manège de Nicolo ", spectacle musical, était né. Nous en sommes les heureux parents. A sa
première présentation  publique (une lecture généreuse du Théâtre du Jour ), il a su séduire.Il nous reste à le faire grandir, à le faire
connaître, et pour cela il nous faudra les professionnels du spectacle,  et beaucoup de parrains et de marraines...

 

                                                                                                  Noëlle


Le manège de Nicolo tournait depuis longtemps sans moi lorsque Sylvie m’a parlé de cet atelier d’écriture. Même si la manière dont elle l’a présenté annonçait déjà tout ce qui m’y séduirait, j’y suis allée sans conviction, plus par désoeuvrement que par curiosité. Je ne voyais pas comment je m’intègrerais à un groupe solidement constitué, pour écrire une histoire de forains bien éloignée de mes préoccupations.

Je ne connaissais pas Zabo. Dire que son rayonnement a largement contribué à mon adhésion, c’est une évidence, mais ne suffit pas.

 Il se passait là, autour de la table de la bibliothèque du quartier, quelque chose d’étonnant, d’aussi magique que le monde évoqué par le manège.

 Il y avait là, entre des moments de concentration intense et des fous rires mémorables, une légèreté profonde, une qualité d’écoute inhabituelle, une ouverture intense.

Il s’écrivait là, un jeudi après l’autre, un rendez-vous incontournable avec des personnages qui s’étoffaient, dont l’histoire me raccompagnait chez moi longtemps après le trop court moment de travail partagé.

D’autres que moi venaient et repartaient, et l’atelier les attendait toujours, et leur place était toujours importante, après les vacances de l’un ou les béquilles de l’autre .Les textes soigneusement mis à jour par Sylvie, la relecture commune permettaient de ne jamais se sentir décalé.

J’ai vécu l’écriture de la fin à la fois avec le plaisir du pari gagné et le sentiment d’un vide qu’il serait difficile de combler. Mais notre aventure n’est pas terminée, puisque nous sommes encore là, et que notre rêve va peut-être donner vie à ce que nous avons créé.


                                                                                                
     Laure




 

Par Les mots en l'air
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